Objectifs du Millénaire
- Contexte
- OMD 1 : Réduire l’extrême pauvreté et la faim
- OMD 2 : Assurer l’éducation primaire pour tous
- OMD 3 : Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes
- OMD 4 : Réduire la mortalité infantile
- OMD 5 : Améliorer la santé maternelle
- OMD 6 : Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies
- OMD 7 : Assurer un environnement durable
- OMD 8 : Mettre en place un partenariat mondial pour le développement
Les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)
En septembre 2000, dans le cadre du Sommet du millénaire des Nations Unies, 189 pays, dont le Canada, se sont engagés à placer le développement et le bien-être des personnes au centre des préoccupations internationales. Les chefs d’Etat et les gouvernements se sont engagés dans un partenariat mondial visant à éradiquer la pauvreté et la faim, à assurer l'éducation primaire à tous les enfants, à promouvoir l’égalité des sexes, à améliorer la santé maternelle et infantile, à arrêter la propagation du VIH/Sida et à protéger l’environnement, et ce, d’ici à 2015.
Ils ont signé la Déclaration du Millénaire qui promet de libérer les hommes, les femmes et les enfants des conditions d’extrême pauvreté et non respectueuses des droits humains. À cette occasion, ils ont adopté huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) :
1. Réduire l’extrême pauvreté et la faim;
2. Assurer l’éducation primaire pour tous;
3. Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes;
4. Réduire la mortalité infantile;
5. Améliorer la santé maternelle;
6. Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies;
7. Assurer un environnement durable;
8. Mettre en place un partenariat mondial pour le développement.
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Les cibles :
- Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour
- Assurer le plein-emploi et la possibilité pour chacun, y compris les femmes et les jeunes, de trouverp un travail décent et productif
- Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim
Où en sommes-nous?
La cible de l’OMD visant à réduire de moitié, d’ici 2015, le pourcentage de personnes qui vivent avec moins d’un dollar par jour dans les pays en développement demeure atteignable pour le monde dans son ensemble. Mais un tel succès sera largement dû aux avancées extraordinaires qu’a connues l’Asie, et en particulier l’Asie orientale. Par contraste, la réduction de l’extrême pauvreté a peu progressé en Afrique subsaharienne.
Selon de nouvelles estimations publiées par la Banque mondiale en août 2008, le nombre d’habitants du monde en développement vivant dans une pauvreté extrême est peut-être plus élevé qu’on ne l’avait cru. Appliquant le nouveau seuil d’extrême pauvreté – fixé à présent à 1,25 dollar par jour (à parité de pouvoir d’achat) – aux prix de 2005, la Banque conclut qu’il y avait 1,4 milliard de personnes vivant dans l’extrême pauvreté cette année-là.
D’après ces données, le taux de pauvreté serait passé de 52 pour cent en 1981 à 42 % en 1990, puis à 26 % en 2005. En Asie de l’Est, il est passé de près de 80 pour cent à moins de 20 pour cent sur une période de 25 ans. En Afrique subsaharienne, il s’est maintenu à environ 50 pour cent.
Contribution du Canada :
Le développement économique est la pierre d’angle de la stratégie canadienne en vue de réduire la pauvreté dans les pays en développement, en particulier en milieu rural. De 2000 à 2005, le Canada a versé 1,87 milliard de dollars pour appuyer le développement du secteur privé. La production agricole est d’une importance critique, non seulement pour accroître les disponibilités alimentaires, mais également pour augmenter les revenus de millions de personnes. En Afrique, les dépenses aux postes de l’agriculture et de la sécurité alimentaire quadrupleront entre 2001 et 2006.

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La cible :
- D’ici à 2015, donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires
Où en sommes-nous?
Dans toutes les régions, les inégalités dans l’accès à l’éducation continuent de représenter un obstacle majeur pour la réalisation pleine et entière d’une des cibles de l’OMD 2, qui veut que d’ici 2015, tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, puissent achever un cycle complet d’études primaires.
Selon de nouvelles projections, si les choses ne s’accélèrent pas, 58 des 86 pays qui n’ont pas encore l’éducation primaire universelle n’atteindront pas cet objectif d’ici 2015. Dans toutes les régions, les inégalités d’accès à l’éducation constituent un obstacle majeur à la réalisation de l’Objectif 2. Les enfants qui risquent le plus d’abandonner leurs études ou de ne pas fréquenter l’école sont souvent des filles, appartiennent aux ménages les plus pauvres ou vivent en zone rurale. Ainsi, selon de récentes estimations, 25 pour cent des enfants en âge de fréquenter l’école primaire dans les zones rurales du monde en développement ne sont pas scolarisés, alors que pour les enfants du même groupe d’âge vivant en zone urbaine, le taux n’est que de 16 pour cent.Contribution du Canada :
La priorité du Canada consiste à améliorer l’éducation de base dans les pays partenaires, tant sur le plan de la qualité que de l’accès et de l’égalité. De 2000 à 2005, le Canada a doublé ses dépenses à ce poste, lesquelles s’élevaient à 858 millions de dollars. D’ici la fin de 2005, le Canada consacrera plus de 100 millions annuellement à l’éducation de base en Afrique seulement. (Site web de l’ACDI)
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La cible :
- Éliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire d’ici à 2005, si possible, et à tous les niveaux de l’enseignement en 2015 au plus tard
Où en sommes-nous?
Les portes de l’école se sont ouvertes pour les filles dans presque toutes les régions, car de nombreux pays ont réussi à promouvoir l’éducation des filles dans le cadre d’initiatives destinées à améliorer la scolarisation en général. De 2000 à 2006, le taux de scolarisation des filles dans le cycle primaire a progressé plus rapidement que celui des garçons dans toutes les régions en développement. Deux pays sur trois sont ainsi parvenus à atteindre la parité dans l’enseignement primaire.
En dépit de succès apparents, surtout en ce qui concerne la fréquentation scolaire dans le cycle primaire, des disparités entre les sexes persistent de façon évidente dans certaines régions. L’Afrique subsaharienne, l’Océanie et l’Asie occidentale enregistrent les plus grosses différences entre filles et garçons en ce qui concerne les effectifs au niveau du primaire. Étant donné la façon dont les choses progressent à l’heure actuelle, la cible de l’Objectif 3 visant à éliminer les disparités entre les sexes dans l’éducation primaire et secondaire, de préférence avant 2005, et, à tous les niveaux, au plus tard en 2015, est encore loin d’être atteinte.
Le fait de ne pas avoir accès à l’eau et aux installations sanitaires a un impact marqué sur les femmes et les filles. Dans beaucoup de régions du monde, elles sont obligées de passer le plus clair de leur journée à aller puiser de l’eau, et il arrive souvent que les enfants, surtout les filles, n’aillent pas à l’école parce que les établissements scolaires ne disposent pas de sanitaires privés et décents.

Les femmes ont accès à des sources de revenus comme jamais auparavant. Globalement, elles occupent près de 40 % des emplois rémunérés dans les secteurs non agricoles, contre 35 % en 1990. Mais près de deux tiers des femmes du monde en développement détiennent des emplois précaires, qu’elles soient à leur compte ou travailleuses familiales non rémunérées. En Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, ce type de travail représente plus de 80 % des emplois féminins.
Contribution du Canada :
Le Canada continue d’être un chef de file mondial de la promotion de l’égalité entre les sexes à tous les niveaux du développement, y compris le commerce, la consolidation de la paix, les droits de la personne et dans bien d’autres domaines. Toute activité réalisée dans le cadre du programme d’aide canadien tient particulièrement compte de l’égalité entre les sexes; par ailleurs, un éventail de projets portent directement sur la problématique hommes-femmes.
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La cible :
- Réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans
Où en sommes-nous?
En 2006, pour la première fois depuis qu’on recueille des données sur la mortalité, les décès annuels chez les enfants de moins de cinq ans sont passés sous la barre des dix millions, diminuant à 9,7 millions. Cela représente une baisse de 60 pour cent du taux de mortalité infantile depuis 1960.
Malgré cela, des millions d’enfants continuent de mourir chaque année de causes évitables comme la pneumonie, la diarrhée, le paludisme et la rougeole.

En dépit des progrès enregistrés, la mortalité des enfants de moins de cinq ans ne diminue pas assez vite, dans 62 pays, pour atteindre la cible de l’Objectif 4 visant à réduire de deux tiers le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans d’ici 2015. Dans 27 pays, ce taux stagne ou empire. Dans beaucoup d’endroits, la malnutrition et l’accès insuffisant à des soins de santé de qualité et à des infrastructures de base comme l’eau et l’assainissement sont toujours cause de morbidité et de mortalité chez les enfants et les mères.
Les progrès se sont avérés inégaux selon les régions et les pays. L’Afrique subsaharienne, qui abrite un cinquième de la population mondiale en dessous de cinq ans, comptabilise la moitié des décès d’enfants du monde en développement. En Asie orientale et en Amérique latine et aux Caraïbes, le taux de mortalité infantile est environ quatre fois plus élevé que dans les régions développées. On constate des disparités persistantes dans toutes les régions : le taux de mortalité est plus élevé chez les enfants issus de familles rurales pauvres et dont les mères n’ont pas reçu une éducation de base.
Contribution du Canada :
Pour améliorer la santé des enfants, le Canada met l’accent sur la sécurité alimentaire et la nutrition, l’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires, la prévention et le contrôle des maladies transmissibles et le renforcement des systèmes de santé. Les dépenses du Canada dans le domaine des soins de santé ont plus que triplé de 2000 à 2005, s’élevant à un total cumulé de trois milliards de dollars, dont une partie importante était consacrée aux enfants.
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Les cibles
- Réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle
- Rendre l’accès à la médecine procréative universel d’ici à 2015
Où en sommes-nous?
Le taux de mortalité maternelle reste inacceptable dans de nombreux pays du monde en développement. Atteindre la cible de l’Objectif 5, qui vise à réduire des trois quarts le taux de mortalité maternelle entre 1990 et 2015, constitue un réel défi. C’est le domaine dans lequel les OMD ont le moins progressé.
Au plan mondial, la mortalité maternelle n’a diminué que d’un pour cent par an de 1990 à 2005. On est loin de l’amélioration annuelle de 5,5 pour cent nécessaire à la réalisation de cet OMD. L’Afrique du Nord, l’Amérique latine et les Caraïbes ainsi que l’Asie du sud-est ont réussi à faire baisser d’environ un tiers leurs taux de mortalité maternelle au cours de cette période, mais les progrès enregistrés dans ces régions restent insuffisants pour atteindre l’objectif général. En Afrique subsaha¬rienne, qui est la région connaissant le niveau le plus élevé de mortalité maternelle, les progrès ont été négligeables.
En 2006, près de 61 pour cent des naissances dans le monde en développement ont eu lieu en présence d’un personnel soignant qualifié, ce qui représente un progrès par rapport au taux de moins de 50 % affiché en 1990. Cependant, la couverture reste faible en Asie du Sud (40 %) et en Afrique subsaharienne (47 %) – les deux régions comptant le nombre le plus élevé de décès maternels.
La grande majorité des décès maternels sont évitables. Dans les pays industrialisés, les décès suite à la grossesse ou à l’accouchement sont rares. Le taux de décès maternels en Asie de l’Est et en Amérique latine a également diminué – jusqu’à 50 % dans certains pays. Mais en Afrique et en Asie du Sud, les complications pendant la grossesse ou l’accouchement restent la cause la plus fréquente de décès chez les femmes. Dans certains pays, leur nombre est en augmentation.
Contribution du Canada :
Le Canada met l’accent sur deux grands domaines de la santé maternelle : la santé génésique et sexuelle ainsi que la maternité sans risque. Ses dépenses à ce chapitre s’élèvent à 54 millions de dollars annuellement.
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Les cibles
- D’ici à 2015, avoir enrayé la propagation du VIH/sida et avoir commencé à inverser la tendance actuelle
- D’ici à 2010, assurer à tous ceux qui en ont besoin l’accès aux traitements contre le VIH/sida
- D’ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d’autres maladies graves et commencer à inverser la tendance actuelle
Où en sommes-nous?
La plupart des pays ont du mal à atteindre les cibles de l’Objectif 6, qui prévoient un accès universel au traitement du VIH/sida d’ici 2010, mais aussi d’avoir arrêté et commencé à inverser la progression du VIH/sida d’ici 2015. On estime que le nombre de personnes nouvellement contaminées est passé de 3 millions en 2001 à 2,7 millions en 2007. Le nombre d’individus infectés devrait continuer à augmenter lentement en Afrique subsaharienne et rester à peu près au niveau actuel au plan mondial, à cause des thérapies antirétrovirales, qui prolongent la vie des patients, et d’une croissance soutenue de la population.
L’accès aux thérapies antirétrovirales a augmenté de 42 pour cent en 2007 – un accroissement sans précédent, financé en grande partie par le Fonds mondial pour combattre le sida, la tuberculose et le paludisme (Fonds mondial). Fin 2007, le nombre de personnes recevant un traitement pour le sida dans les pays en développement atteignait 3 millions ; mais cela ne représente qu’une fraction des quelque 9,7 millions de personnes qui en avaient besoin.
La prévention a un rapport coût-efficacité 28 fois supérieur au traitement. Un ensemble de mesures de prévention du VIH permettrait d’éviter 29 des 45 millions de nouvelles infections (63 %) prévues entre 2002 et 2010. Le coût initial serait de quelque 4,2 milliards de dollars par an. La prévention du VIH est cruciale pour le contrôle de l’épidémie. Dans les pays pour lesquels on dispose d’informations, à peine 40 pour cent des hommes et 36 pour cent des femmes de 15 à 24 ans comprennent comment le virus se transmet et comment éviter la contamination, ce qui se situe largement en dessous de l’objectif de 95 pour cent de l’OMD 6.
Contribution du Canada :
Le Canada s’est engagé à jouer un rôle de chef de file pour s’assurer qu’on apporte une réponse globale et cohérente au problème du VIH/sida. Au cours des cinq dernières années, l'ACDI a consacré plus de 600 millions de dollars pour combattre cette pandémie à l’échelle mondiale. Le Canada est aussi un donateur de premier plan à de nombreuses initiatives stratégiques dans ce domaine.
Par exemple, l'ACDI a versé 530 millions de dollars au Fonds mondial de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. Le budget de 2008, lancé le 26 février 2008, a confirmé que l’ACDI s'est engagé à contribuer un financement supplémentaire de 450 millions de dollars sur les trois prochaines années au Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Depuis 2001, l’ACDI a contribué à hauteur de 182 millions de dollars à l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI), qui fournit de nouveaux vaccins et des vaccins peu utilisés aux pays en développement. De plus, le Canada a octroyé près de 200 millions de dollars à l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite.
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Les cibles :
- Intégrer les principes du développement durable dans les politiques et programmes nationaux et inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources naturelles
- Réduire l’appauvrissement de la diversité biologique et en ramener le taux à un niveau sensiblement plus bas d’ici à 2010
- Réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas d’accès à un approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base
- Améliorer sensiblement, d’ici à 2020, les conditions de vie de 100 millions d’habitants des taudis
Où en sommes-nous?
Les changements climatiques accentuent les catastrophes naturelles, y compris les manifestations climatiques extrêmes, les marées de tempêtes, les inondations et les sécheresses. Il est crucial pour les stratégies de développement d’incorporer des mesures qui renforcent la résilience des communautés, par le biais du développement économique, de la diver¬sification des revenus, et du renforcement des défenses naturelles, des infrastructures protectrices et de la préparation aux catastrophes. Même si aucune région n’échappe complètement aux impacts négatifs du change¬ment climatique, l’Arctique, les petites îles, les immenses deltas d’Asie et d’Afrique, et la région africaine dans son ensemble, paraissent particu¬lièrement vulnérables à cause de leur haut degré d’exposition aux effets du changement climatique, des capacités limitées de leurs populations à s’adapter aux conséquences, ou des deux à la fois.
La consommation de l’eau a augmenté à un rythme plus de deux fois plus rapide que le taux de croissance de la population au cours des cent dernières années. Si l’on ne peut parler actuellement de pénurie d’eau au niveau planétaire, près de 2,8 milliards de personnes, représentant plus de 40 % de la population mondiale, vivent dans des bassins fluviaux caracté¬risés par une forme ou une autre de déficit des ressources en eau. Plus de 1,2 milliard d’entre elles vivent dans des conditions de pénurie physique d’eau, qui se produit quand plus de 75 pour cent de l’eau est extraite d’un cours d’eau. Comme elles sont généralement responsables de la collecte et de la gestion de l’approvisionnement en eau du ménage, les femmes souffrent particulièrement de la pénurie d’eau salubre et de services d’assainissement inadéquats dans plusieurs régions du monde.
Les tendances actuelles donnent à penser qu’en moyenne, le monde pourra atteindre la cible consistant à réduire de moitié le pourcentage de sa population qui n’a pas accès à une eau potable salubre, mais non celle qui vise l’accès à de meilleures installations sanitaires. La proportion d’individus utilisant des sources améliorées d’eau potable n’est que de 58 pour cent en Afrique subsaharienne, mais elle est beaucoup plus élevée en Asie de l’Est (88 %) et de l’Ouest (90 %) et en Afrique du Nord (92 %). De grandes disparités subsistent en ce qui concerne l’accès à de meilleures installations sanitaires, l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud ayant pris un énorme retard.
Contribution du Canada :
Le Canada évalue l’incidence qu’a sur l’environnement chacune de ses activités d’aide au développement, aide ses partenaires à faire de même et renforce leur capacité de gérer les ressources naturelles et d’aborder des dossiers comme la désertification et les changements climatiques. Le Canada a versé 200 millions de dollars à deux fonds importants axés sur les questions environnementales : le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et le Fonds multilatéral du Protocole de Montréal relatif aux substances qui appauvrissent la couche d’ozone.
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Les cibles
- Poursuivre la mise en place d’un système commercial et financier multilatéral ouvert, réglementé, prévisible et non discriminatoire
- Répondre aux besoins particuliers des pays les moins avancés (PMA)
- Répondre aux besoins particuliers des pays en développement sans littoral et des petits États insulaires en développement (en appliquant le Programme d’action pour le développement durable des petits États insulaires en développement et les décisions issues de la vingt-deuxième session extraordinaire de l’Assemblée générale)
- Traiter globalement le problème de la dette des pays en développement par des mesures d’ordre national et international propres à rendre l’endettement tolérable à long terme
Où en sommes-nous?
Il y a un réel écart dans le respect des engagements pris en faveur de la cible des OMD qui vise à tenir compte des besoins particuliers des pays les moins avancés (PMA) et à fournir une aide publique au développement (APD) plus généreuse pour les pays engagés sur la voie de la réduction de la pauvreté. Les tentatives d’augmenter l’APD ont été mises en échec. En 2007, le Dane¬mark, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède étaient les seuls pays à avoir atteint ou dépassé la cible de 0,7 pour cent du revenu national brut (RNB). L’ensemble des apports d’aide des membres du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE est passé à 103,7 milliards de dollars en 2007, soit 0,28 pour cent du revenu national des pays développés réunis. L’aide aux PMA ne correspond pas non plus aux engagements pris. En plus des pays cités plus haut, seuls la Belgique, l’Irlande et le Royaume-Uni ont at¬teint la cible consistant à fournir de 0,15 à 0,20 pour cent de leur RNB au titre de l’aide pour les PMA.
Lors de divers sommets internationaux, les pays donateurs se sont engagés à faire passer l’aide de 80 milliards de dollars en 2004 à 130 milliards de dollars en 2010 (aux prix de 2004). Le taux actuel de croissance de l’aide pour les principaux programmes de développement (à l’exclusion de l’allègement de la dette) devra plus que doubler au cours des trois prochaines années si l’on veut atteindre le niveau d’aide promis en 2010.
Les progrès ont été lents dans la réalisation de la cible visant à mettre en place un système commercial et financier multilatéral ouvert, équitable, fondé sur le droit, prévisible et non discriminatoire et à fournir aux exportations des PMA un accès en franchise de droits et non contingenté. La rupture récente des négociations commerciales du cycle de Doha constitue un revers important en ce qui concerne l’un des objectifs de ces négociations lancées en 2001, à savoir de répondre aux besoins des pays en développement en suivant un « calendrier du développement ». Sept ans plus tard, l’impossibilité de conclure ce cycle de développement représente le plus gros retard dans le domaine des échanges commerciaux.
Contribution du Canada :
En plus d’axer son programme d’aide en vue de la réalisation des ODM, le Canada est passé rapidement à l’action pour accroître le flux d’aide et d’autres ressources aux pays en développement :
• Accroissement des dépenses pour l’aide au développement. Le Canada s’est engagé en faveur du nouvel accord de développement en promettant d’accroître le budget de l’aide au développement de 8 % par année, afin de doubler la valeur totale de son aide de 2001 à 2010. Une augmentation de 3,4 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années respecte cet engagement.
• Allégement substantiel de la dette. De 2001 à la fin de juin 2005, les économies réalisées par les pays en développement lourdement endettés en raison de l’Initiative canadienne de réduction de la dette et de la participation canadienne au Club de Paris s’élevaient dans son ensemble à environ 702 millions de dollars.
• Accès aux médicaments essentiels à un prix abordable. En 2005, le Canada était le premier pays à modifier le droit des brevets pour autoriser la fabrication de versions plus économiques de médicaments brevetés au pays en vue de leur exportation dans les pays en développement dont la capacité manufacturière est insuffisante ou inexistante. La loi contribue à l’élaboration de la stratégie coordonnée du Canada dans la lutte contre les maladies épidémiques dans les pays en développement.
• Plus grande facilité d’accès des exportations des pays en développement sur les marchés canadiens. En 2001, lors de la quatrième Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce à Doha, au Qatar, le Canada a annoncé l’accès en franchise de droits et hors contingent aux importations en provenance de 48 pays parmi les moins développés. Les importations provenant de ces pays ont presque doublé, passant de 633 millions de dollars en 2002 à 1,2 milliard en 2004.
• Renforcement de la capacité commerciale. Le Canada a investi 74 millions de dollars en Afrique depuis 2001 pour fournir aux pays en développement une assistance technique portant sur le commerce et pour renforcer leur capacité afin qu’ils puissent bénéficier de la libéralisation des échanges.
• Accès amélioré aux nouvelles technologies. Le Canada a mis au point un certain nombre de programmes pour faciliter le transfert de nouvelles technologies aux pays en développement et les aider à en tirer parti. Connectivité Afrique et l’Institut pour la connectivité dans les Amériques offrent deux exemples de tels programmes permettant au monde en développement d’avoir davantage accès à la technologie.


