Prénom:

Nom:

Courriel:



Équateur
 
En Équateur, tous les projets du CSI se déroulent dans la province du Chimborazo. La province se trouve à 250 km au sud de la capitale du pays, Quito, dans la Cordillère des Andes. Au cœur de la vallée des volcans, l’altitude moyenne y est 3000 mètres au-dessus du niveau de la mer.
 
Selon le dernier recensement national, la province du Chimborazo compte 403 185 habitants, dont 212 000 sont des femmes. 58,5 % de sa population est indigène et réside majoritairement en milieu rural. 81 % de cette population rurale vit sous le seuil de la pauvreté, dont 25 % en situation d’indigence.
 
La majorité de la population visée par les projets du CSI sont de petits producteurs et productrices agricoles vivant dans le secteur rural. Il s’agit donc d’un secteur de la population marginalisé qui souffre particulièrement de la situation socio-économique précaire de la province. De plus, ils sont les premiers affectés par les changements climatiques. Peu scolarisés, ils sont également des acteurs perturbateurs du milieu naturel. Leurs techniques agricoles appauvrissent les sols, leur mauvaise utilisation de pesticides et d’engrais contamine les eaux de surface et le déboisement favorise la désertification.
 
La marginalisation des femmes est constante dans la province du Chimborazo. Les iniquités de genre se notent dans tous les domaines : éducation, santé, économie, participation dans les diverses instances décisionnelles et à tous les niveaux de décision. Traditionnellement, les hommes maintiennent des contacts et relations avec diverses institutions publiques et privées, alors que les femmes sont davantage confinées dans leurs communautés. Elles sont rares à occuper des postes décisionnels, ne sont souvent ni même consultées pour les décisions prises au sein de leurs communautés et familles.
 
De plus, la violence contre les fillettes, les adolescentes, les femmes adultes et âgées est une réalité quotidienne troublante. La marginalisation des femmes est double; d’une part puisqu’elles sont des femmes et d’autre part puisqu’elles sont Quichuas. En effet, les Indigènes subissent toujours une discrimination plus grande que les Métis (mélange entre la descendance indigène et espagnole).
L’agroforesterie au service du développement durable des populations autochtones
 
La Sierra centrale de l’Équateur est considérée comme une des régions les plus affectées par l’érosion au monde. Selon une étude effectuée par l'Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, environ 70 % des sols de cette région sont soumis à des processus de dégradation. Cette problématique environnementale met en péril les perspectives de développement des populations locales qui sont parmi les plus pauvres de ce pays andin.
 
Actuellement, la Fondation Marco accompagne trois associations de producteurs et productrices agroalimentaires (lait, fromage, plantes fourragères en balles). Le projet est né d’un désir de pérenniser les acquis de développement obtenus par les familles impliquées dans ces projets en renforçant leur production agricole grâce à l’agroforesterie.
Environnement sain et développement durable dans le canton Guano
 
La population du canton Guano est aux prises avec un grave problème de contamination de sa rivière (eaux usées, rejets industriels et agricoles, déchets, etc.) et une forte morosité économique (la dollarisation en 2000 a réduit les marges de bénéfice et provoqué la fermeture de nombreux ateliers de couture).
 
Depuis 2002, la Cooperativa de servicios multiples agro-vida (COOSEMAV) agit avec la population du canton Guano afin de favoriser une utilisation saine des ressources naturelles actuelles et futures en contribuant et appuyant des projets de développement durable initiés par les femmes et les hommes de la zone rurale. Baisse de la quantité et de la qualité de l’eau potable, érosion des sols, faible productivité agricole sont les enjeux prioritaires pour la population locale.
 
La stratégie mise de l’avant pour améliorer la situation est de sensibiliser la population à la conservation des ressources naturelles et d’offrir des alternatives de développement durable.
 
Ainsi, le projet permettra la protection et la revitalisation de sources d’eau potable, la formation et l’appui aux agriculteurs afin de favoriser une agriculture durable, le recyclage des déchets et la génération de revenus par des micro-entreprises communautaires « vertes ».
Développement durable des capacités productrices et socio-organisationnelles des agriculteurs et agricultrices de Cebadas
 
Plus de 97% de la population de Cebadas vit sous le seuil de la pauvreté. L’agriculture est la principale activité économique du secteur. Le but de ce projet est de dynamiser le développement local durable des communautés de Cebadas avec une approche Genre et développement, en misant sur la productivité agricole, la commercialisation équitable et le renforcement des capacités individuelles et collectives.
 
Le projet Développement durable des capacités productrices et socio-organisationnelles des agriculteurs et agricultrices de Cebadas permet d'instaurer des exploitations agricoles intégrales, de développer des mécanismes de commercialisation équitable et de renforcer les capacités de prise en charge de la population, notamment des femmes.
Plantes médicinales: traditions autochtones
 
Au Canada, l’association du Parc Sacré de Mashteuiatsh oeuvre principalement pour la sauvegarde du savoir traditionnel ilnu des plantes médicinales. En Équateur, l’Asociacion de Productores de Plantas Medicinales del Chimborazo-Jambi Kiwa travaille à la revalorisation de la culture traditionnelle de plantes médicinales. En plus de leur mission similaire, ces deux organismes sont des partenaires du Centre de solidarité du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
 
Grâce à un projet de renforcement institutionnel et d’échange de connaissances et d’expertises, les trois institutions comptent développer un partenariat durable qui engendrera la sauvegarde, valorisation et appropriation des connaissances ancestrales des plantes médicinales des peuples autochtones avec comme finalité d’améliorer les conditions de vie.
 
Les productrices de tisanes en Équateur
 
 
Cette vidéo est une gracieuseté d'Éthiquable, une coopérative française qui a également comme partenaire la coopérative Jambi Kiwa en Équateur.
Femmes indigènes, actrices du développement local
Les femmes autochtones de l’Équateur sont fortement marginalisées. Pauvreté (90% dans les communautés visées), violence, faible niveau d’éducation (en moyenne 2 ans), analphabétisme (54% chez les femmes) et faible représentativité dans les instances décisionnelles font partie de leur réalité.
 
Pour freiner cette situation, le CEDIS met de l’avant des actions qui contribueront à une distribution plus équitable des opportunités sociales et économiques. Le présent projet vise à garantir aux personnes démunies l’accès à des moyens et  à des ressources de production, afin de donner les outils nécessaires à l’empowerment des personnes pour l’amélioration de leurs capacités humaines, condition fondamentale de développement.
 
Pour ce faire, 22 organisations de femmes recevront des formations et du soutien technique pour augmenter leur capacité à gérer des micro-entreprises. 800 femmes seront appuyées pour augmenter et améliorer leur jardin familial ainsi que pour la valorisation de leur production ovine.
 
L’objectif de ce projet est que les femmes rurales du canton de Colta et de la province du Chimborazo deviennent des actrices du développement local tout en améliorant leur environnement, ce qui leur permettra d’améliorer leur qualité de vie.